Le bonheur de la quête ?

septembre 14th, 2014 — 7:19

Après The Art of Non-Conformity et The 100$ Startup, Chris Guillebeau publie The Happiness of Pursuit. L’auteur et blogueur poursuit, ainsi, sa mission : inspirer l’homme de la rue à prendre sa vie en main. Cette fois, son livre raconte l’expérience de plusieurs personnes qui ont poursuivi une quête : courir tous les marathons, traverser l’Amérique à pied, cuisiner un plat de tous les pays du monde, visiter toutes les basiliques aux Etats-Unis… A travers ces différents exemples, l’auteur illustre que vivre sa vie, c’est agir, et non regarder les autres faire.

Chris Guillebeau ne parle pas d’aventuriers, ni de héros en quête d’exploit, mais de personnes ordinaires qui sont allées jusqu’au bout de leur passion. Néanmoins, la motivation de certains paraît davantage d’échapper à un job qui ne leur plaît pas, et semble répondre plus généralement à la peur de passer à côté de sa vie, le mal de l’homme occidental. Et le titre du livre est trompeur. Leur quête n’est pas forcément synonyme de bonheur, mais davantage d’accomplissement de soi, ce qui est déjà pas mal. Etre allé au bout de sa quête, donne de la  confiance en soi, permet de s’enrichir humainement et de s’ouvrir aux autres.

Chris Guillebeau, lui-même, s’était fixé une quête, celle de visiter tous les pays du monde avant l’âge de 35 ans. Mission réussie. L’auteur en parle, à plusieurs reprises, dans The Happiness of Pursuit. Malheureusement, on ne comprend pas bien pourquoi il a eu cette envie, et les bénéfices de cette quête. D’autant que dans son blog, il ne parle pas de ce qu’il fait dans chacun des pays qu’il visite, et la logistique semble prendre le dessus sur la découverte de nouvelles cultures. On ne voit pas Chris Guillebeau visiter des pays comme les touristes, mais on se demande quel plaisir voire bonheur cette quête lui a apporté.

Lire The Happiness of Pursuit ne requiert pas d’avoir un très bon niveau d’anglais, mais l’auteur répète souvent la même histoire pour illustrer les différentes étapes d’une quête, ce qui rend la lecture du livre, un peu fatigante à la longue. Je conseille davantage de lire – et dans cet ordre – The Art of Non-Conformity (vivre sa vie selon ses règles) et The 100$ Startup (monter sa petite entreprise) qui sont davantage inspirants. Autre avantage, ces deux livres ont été traduits en français. Car, la véritable quête de Chris Guillebeau est d’inciter chacun d’entre nous à prendre notre destinée en main.

The Happiness of pursuit de Chris Guillebeau, 292 pages, édition Harmony Books

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Le temps presse

septembre 1st, 2013 — 4:57

Thibaud Clément est un jeune homme pressé. Son diplôme en poche, il entreprend, en 2011, le projet DODEQA, un tour du monde à la rencontre d’entrepreneurs. En 2012, il créé le site marchand, Candyscovery, pendant son périple. A son retour en France, Thibaud Clément lance Astuto,  un  société de conseil et formation sur l’e-commerce. En 2013, il publie « Se lancer sans attendre : génération d’entrepreneurs« , un livre qui incite le lecteur à entreprendre au sens large et à faire tomber les obstacles qui se dresseront inévitablement sur notre route. Si Thibaud Clément est un jeune homme pressé, c’est parce qu’il a compris l’importance de la valeur temps et la nécessité de ne pas le gaspiller.

Voici ce qu’il écrit à ce sujet dans son livre  :
« le temps, notre ressource la plus précieuse

Nous ne disposons que d’une quantité très limitée de temps. D’une part, parce que nous ne sommes pas éternels : notre durée de vie est finie, au sens mathématique du terme. D’autre part, parce qu’il est impossible de rattraper le temps perdu : nous ne pouvons remplacer une minute écoulée par une autre, comme nous remplacerions une pile usagée par une neuve.

Le caractère fuyant et non reproductible du temps induit un coût d’opportunité dans les choix que nous faisons : lorsque nous saisissons une opportunité, nous renonçons nécessairement à une infinité d’autres possibilités. Le temps est une ressource extrêmement précieuse que nous devons utiliser à bon escient.

Cela signifie qu’avant toute chose, nous pouvons et devons nous poser la question de la façon dont nous voulons employer notre temps. Rien ne nous oblige à nous laisser porter par les événements, ni par les aspirations de notre entourage. Nous avons le droit de choisir ce que nous voulons faire de notre temps. Cela me semble fondamental. »

L’intervention de Thibaud Clément  à TEDxYouth sur le temps :

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Une idée, une image

novembre 11th, 2012 — 3:42

Etre minimaliste, c’est l’art d’aller à l’essentiel…. Dessins par Outmane Amahou.

 

 

 

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Les « faux » amis

août 19th, 2012 — 4:40

Les anglo-saxon n’aiment pas les zones grises. Tout est blanc ou noir. Il y a le Bien et le Mal, les bons et les méchants et il y a « the givers » et « the takers ». Autrement dit, les personnes qui sont généreuses de leur temps et de leur attention avec les autres – leur conjoint, leur famille et leurs amis, et celles qui les utilisent.

Sur The Change Blog, Amy Clover évoque le cas de ces individus qui passent leur temps à parler d’eux quand vous êtes avec eux. Ils ne s’intéressent absolument pas à vous et ne vous demandent même pas comment vous allez. Quand vous leur parlez ils ont un œil rivé en permanence sur leur smartphone et guettent le moindre SMS ou notification. Hélas, nous en connaissons tous dans notre entourage et nous avons tous déjà expérimenté une relation à sens unique.

Amy Clover conseille de « virer » ces personnes. En cela, elle rejoint les minimalistes qui préconisent de faire le ménage dans votre carnet d’adresses, et de ne plus fréquenter de personnes avec qui vous n’échangez rien ou pire qui vous pompent toute votre énergie avec leur heurs et malheurs ou leurs histoires à rallonge… qu’ils n’ont même pas le bon goût de raconter dans une version abrégée et soutenable pour l’auditeur. Chacun le comprend, les personnes « fréquentables » sont celles qui sont à la fois des givers » et des « takers », seule garantie d’une relation équilibrée et satisfaisante.

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L’angoisse de passer à côté de sa vie

juillet 30th, 2012 — 6:08

Gretchen Rubin a tout pour être heureuse : un métier d’écrivain qui la passionne, un niveau de vie confortable, un mari qu’elle aime, deux filles… et même des beaux-parents qu’elle apprécie ! Et pourtant, elle sent confusément qu’elle n’est pas réellement heureuse. Cette new-yorkaise dans la quarantaine décide alors de lire tout ce qui s’est écrit sur le bonheur – des philosophes de l’antiquité aux psychologues contemporains comme Martin Seligman en passant par les études scientifique les plus récentes. Son livre, « Opération bonheur », raconte la mise en pratique des idées glânées dans les livres aux différents compartiments de sa vie : état d’esprit, physique, job, conjoint, enfants, relations sociales… Cela passe notamment par un rangement de son appartement et une mise en ordre de son existence !

Le titre français est ridicule et ne reflète pas la singularité de sa démarche. Le titre original, « The Happiness Project », est – comme son nom l’indique – un projet : une quête du bonheur qu’elle partage sur son blog éponyme. Son expérience confirme que le bonheur passe par l’amélioration de soi et non par une méthode pour changer les autres. Gretchen Rubin reconnaît être quelqu’un de colérique et de facilement s’emporter lorsque rien ne va pas comme elle le souhaite. Tout au long de son expérimentation, elle essaie donc de modifier positivement son comportement et de mieux se dominer notamment en cessant d’asticoter en permanence son mari comme le font souvent les couples mariés depuis plusieurs années…

Puisqu’il est communément admis que pour être heureux, il faut consacrer le plus de temps possible à faire ce que l’on aime, ce livre aborde aussi la question des passions. Gretchen Rubin avoue presque à son plus grand désarroi qu’elle adore surtout lire et écrire. Mais, elle se demande si faire un tour du monde ne lui procurerait pas plus de bonheur. Sur le papier, il semble incontestable que voyager à l’étranger, découvrir d’autres peuples et cultures est la garantie d’une vie plus riche et plus satisfaisante quand bien même vous ne lisez que les chef d’œuvres de la littérature mondiale. Car, il y aurait une supériorité sans comparaison de l’expérience réelle à celle vécue par procuration dans les livres mais aussi les films et tous types de fiction.

Autrement dit, si votre passion est de collectionner des timbres et que vous y consacrez tous vos loisirs ou même que vous en faites votre métier, peut-on considérer que vous êtes en train de gâcher votre vie ? Idem si votre hobby est de jouer au football ou d’écouter de la musique ? Et, si votre rêve n’est pas de visiter tous les pays de la planète avant l’âge de 35 ans comme Chris Guillebeau, quel bonheur auriez-vous à parcourir le monde ? Faut-il parfois se forcer à aller vers des expériences qui ne nous attirent pas ? Sans doute mais faut-il insister si ce n’est définitivement pas « sa tasse de thé » ? Non. En résumé, dégustez vos fruits préférés et goûtez  continuellement de nouvelles saveurs.

Face à la multitude presque infinie des possibles, nous vivons aujourd’hui avec l’angoisse de ne pas faire les bons choix, de ne pas être au bon endroit au bon moment. Nous sommes doués pour nous torturer l’esprit : Aurais-je râté ma vie si je ne suis jamais allée dans des contrées réputées ? Aurais-je râté ma vie si je n’ai jamais pratiqué un sport extrême ? Aurais-je râté ma vie si je n’ai jamais fréquenté un endroit luxueux ou inaccessible ? Aurais-je râté ma vie si je n’ai jamais assisté à un événement sportif ou culturel mondial ? Conscients que notre temps est compté, nous vivons en permanence avec la peur de passer à côté de notre vie. Et nous nous rendons malheureux. Et si le bonheur, c’était tout simplement de vivre le moment présent et de lâcher prise ?

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Un bonheur en toc

mai 28th, 2012 — 6:29

Les premières images en noir et blanc sont cruelles. Le réquisitoire sans appel contre cette société de consommation qui nous fait croire que le bonheur c’est un job bien payé, une belle maison, une belle voiture, une télé grand écran… A ces images de  »l’American dream » font suite les témoignages très émouvants de personnes qui ont réalisé tout d’un coup que le chemin qu’on avait tracé pour elles ne leur convenait pas. Résultat, les personnes étaient tellement déconnectées d’elles-mêmes qu’elles ont fait tout ce qu’on attendait d’elles sauf poursuivre leurs rêves ! Un aveu terrible. C’est la bande-annonce du film  »I’m Fine, Thanks« , documentaire inachevé d’Adam Baker, référence dans le monde minimaliste avec son site man vs debt. A voir et à revoir sans modération (à partir d’1mn30′).

Avant la bande-annonce, Adam Baker  présente son projet. Le thème ? Interviewer des personnes sur le sujet de « l’autosatisfaction » (complacency). Il a posté cette vidéo sur le site Kickstarter pour trouver auprès de particuliers 100 000 dollars pour finir son documentaire.

Ce site permet de faire financer ses projets par des personnes séduites par l’idée sans passer par des banques et devoir s’endetter. Par exemple, pour un individu qui souhaite faire un livre de photos, le donateur recevra gratuitement le livre et même davantage selon le montant qu’il aura versé. Cette mode s’appelle le « crowdfunding » et est en train de révolutionner le financement de l’activité et des passions de milliers de personnes.

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Devenir solo entrepreneur

mai 21st, 2012 — 8:46

« Set Your Own Rules, Live the Life You Want, and Change the World »*.  La baseline de son premier livre « The Art of Non-Conformity » pourrait être sa devise. Et sa mission serait d’inspirer des gens comme vous et moi à reprendre le contrôle de sa vie. J’ai découvert le travail de Chris Guillebeau à l’automne 2010 via son blog homonyme. Je l’ai aussitôt inclu dans les personnes de références de ce site et évoqué son influence dans un billet. Le trentenaire américain ne fait pas partie du mouvement minimaliste mais fait la promotion d’un mode de vie cher à ses adeptes : l’indépendance. Celui qui n’a jamais eu de job salarié, est un ardent promoteur des solos entrepreneurs, ces créateurs d’entreprise qui travaillent pour eux-mêmes en ayant fait de leurs passions, leur métier.

Avec son second livre sorti début mai, « The $100 startup« , Chris Guillebeau reste dans la lignée de sa « croisade ». « Reinvent the Way You Make a Living, Do What You Love, And Create à New Future »** fait écho à sa première baseline. L’objectif de ce livre est clair : nous inspirer et nous inciter à créer notre micro business. Les enseignements de ce livre sont fondés sur les témoignages de 1500 solo entrepreneurs et plus particulièrement d’une centaine d’entre eux. L’écrivain-voyageur a pris soin de se concentrer sur des personnes « ordinaires » c’est-à-dire des individus qui avaient toujours été salariés et qui ne se destinaient pas à créer leur entreprise : ils ont démarré avec peu d’argent – 1000$ voire souvent seulement 100$, ont mis en valeur leurs compétences, et ont réussi à créer une activité rentable, entendez qui leur permet d’en vivre – l’auteur à fixé la barre à 50 000 dollars par an.

Chris Guillebeau donne ainsi des conseils pour mettre en pratique ses idées de business, éviter les erreurs de débutant et faire tomber les barrières que nous dressons nous-même pour ne pas se lancer dans l’aventure. « The $100 startup » reprend toutes les étapes du créateur d’entreprise, de l’idée d’un produit ou service à la fixation des prix en passant par sa promotion, ses relations avec ses clients ou encore comment développer son affaire. Chaque idée de son livre est étayée par des exemples de ces solo entrepreneurs qui ont répondu à son enquête. Aucune des personnes citées n’a fait de business plan et d’étude de marché. En revanche, elles ont toutes réussi à fournir un produit ou un service que des personnes voulaient et étaient prêtes à payer pour l’acquérir. Elles ont répondu à la question cruciale : comment je peux aider les gens ?

Plus qu’un livre pratique qui fournit les règles de base du commerce, « The $100 Startup » démythifie la création d’entreprise : sans minimiser les difficultés, Chris Guillebeau démontre qu’en utilisant ses compétences, il est possible de devenir son propre patron. Au-delà de nous encourager à gagner notre vie avec un métier que l’on aime, l’auteur nous rappelle, la leçon la plus importante : « Ne perdez pas votre temps à vivre la vie d’un autre ».

Pour en savoir plus et télécharger les documents gratuits pour vous aider à créer votre micro business  (onglet : resources) : http://100startup.com/

*Fixez vos propres règles, vivez la vie que vous souhaitez, et changez le monde
**Réinventez la façon dont vous gagnez votre vie, faites ce que vous aimez, et créez un nouveau futur

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Et l’Homme inventa le vide-grenier

mai 13th, 2012 — 11:55

A force d’accumuler vêtements, vaisselle, livres, disques, vidéos, jouets, collections et cochonneries en tous genres… nos armoires et étagères débordaient, nos garages ne permettaient plus de faire entrer notre voiture, nos  greniers et caves n’étaient plus accessibles qu’aux animaux à quatre pattes, il fallait faire quelque chose.

 Et l’Homme, dans sa grande sagesse, inventa le vide-grenier ! Une coutume qui consiste à se débarrasser de ce qui nous encombre en encombrant les autres… Bref, de déplacer le problème.  En vérité, iI y a deux types d’objets en vente dans les vide-greniers : ceux qui ont de la valeur – entendez une utilité, un intérêt culturel, un charme ou une patine – et ceux qui nous font honte !

 Parmi les particuliers qui vendent leurs affaires, il y a ceux qui jurent qu’on ne les y reprendra plus et qui réfléchiront à deux fois avant de sortir leur Carte bleue ; d’autres espèrent récupérer un peu d’argent… pour acheter de nouvelles cochonneries. Ils sont prêts à passer tout un dimanche à espérer écouler la yaourtière qui n’a jamais servi, un vieux pull aux couleurs invraisemblables ou la broche de la grand-mère.

 Le vide-grenier est donc une invention à manier avec la plus grande précaution…

Il ne manque pas de sites web pour trouver son vide-grenier près de chez soi, en voici quelques uns :
- Vide-greniers.org
- Bocabrac
- Vide-grenier.net
Pour être exposant, il faut au préalable, s’inscrire auprès de l’association qui organise la manifestation, et verser des frais de participation.

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Architecture et minimalisme

mai 1st, 2012 — 8:40

Quand on a un membre de sa famille architecte et que l’on habite à Paris, on a forcément gagné une visite commentée de La villa Savoye de Le Corbusier. La maison, construite de 1928 à 1931 sur la commune de Poissy (Yvelines), est aujourd’hui considérée comme un must de l’architecture moderne. A la même époque, le pavillon en meulière tient le haut du pavé…

 

L’architecte Le Corbusier a intégré les rangements dans les pièces. Il ne reste plus qu’à poser ses valises.

 

La Villa Savoye est ouverte au public.

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Folie du rangement

avril 9th, 2012 — 10:25

On peut être minimaliste et avoir  de l’humour

-  Oh la la ! Quel foutoir !

dessin signé Voutch

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