Se déconnecter pour de bon
“Je n’ai plus de smartphone, j’ai tué mon compte Facebook… et je revis !” Non, il ne s’agit pas de mes dernières résolutions minimalistes mais du titre d’un article du très sérieux journal Le Monde. Le quotidien a recueilli les témoignages de centaines de personnes qui ont choisi de vivre sans les gadgets électroniques et réseaux sociaux dont tout le monde parle. Ils sont minimalistes sans le savoir. Et cela leur réussit : “On se recentre sur l’essentiel, sur ce qui nous appartient vraiment.”
“ Je sors plus, je lis plus, je m’intéresse plus à ce que je fais…”
“Habitant à Paris, j’ai choisi que mon domicile serait un lieu privilégié de paix et de silence. (…) J’ai décidé que tous ces outils de communication seraient à mon service et non l’inverse. (…) La vie est précieuse, à chaque instant. Vivre longtemps m’est égal, en revanche, bien vivre m’importe !”
“L’idée est de vous livrer corps et âme à une activité qui vous passionne en laissant les perturbations extérieures vous passer au dessus…”
” Pas de compte Facebook (mes amis je leur parle de vive voix au téléphone ou mieux autour d’une table ou à l’occasion d’une balade dans les rues ou les chemins creux).”
Les Américains parlent de “digital sabbatical” (congé sabbatique numérique), leurs adeptes sont des “sabbaticalers”. Il doivent souvent concilier leur nouvelle habitude avec leur vie de blogueur et leur activité professionnelle : certains ont pris l’habitude de se déconnecter le week-end comme Tammy Strobel de Rowdy Kittens qui s’interdit de surfer sur Internet, de modérer les commentaires de son blog, de lire ses mails, consulter son compte Facebook et Twitter. Mais Tammy Strobel prend soin d’avertir ses amis et followers qu’elle sera off samedi-dimanche. Il y a ceux qui ont décidé de mener l’expérience sur un mois entier comme Gwen Bell qui souhaitait fixer son attention sur ses projets personnels. Une expérience prolifique puisque la blogueuse a écrit l’e-book “Digital Warriorship” (non lu) et a décidé de recommencer cette année au mois de juillet.
Quant à moi, n’étant pas une adepte du tout ou rien, je n’ai pas l’intention de renoncer à mon smarphone mais je dois avouer que l’engin m’a fait prendre de sales habitudes comme vérifier mes mails, mon fil Twitter et Facebook dès le matin. Comment faisait-on avant l’Internet mobile ? En vérité, nous étions déjà dans la religion du ”toujours quelque chose à faire” : au lieu d’avoir un smartphone dans la main, nous avions un journal ou un livre et nous ne prenions pas plus de moments pour regarder autour de nous, faire attention aux autres, penser à nous, rêvasser. Se retrouver.
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